La famille Habas, de France en Asie du Sud-Est, et à dos de combi VW

For the English version (TOUTES LES PHOTOS SONT SUR LA VERSION ANGLAISE), click here

La vie en combi, ça c'était déjà notre marotte. Depuis l'adolescence, pour Filip, une passion tenace. Et la rencontre d'Augusta, et la naissance de notre fils Elios, tout ça n'a fait qu'amplifier les rêves. Alors, cette fois, ça y est, on est partis. On quitte la bonne vieille Europe.
En combi de la Pologne aux Etats Baltes, puis à travers la Russie et jusqu'en Mongolie.
Puis en train à travers la Chine.
Et nous nous retrouverons en Asie du Sud-Est, où tous les coups seront permis: racheter un combi, louer un appartement, continuer encore sac au dos? L'avenir nous le dira...

dimanche 18 décembre 2011

de Madura a Bali

Lile de madura est reliee a Java par le pont le plus long d'Asie, pas si impressionant en verite. Aucun Javanais ne nous parle positivement de Madura, l'ile est pauvre et ses habitants viennent mendier ou voler dans les grandes villes. Aussi, loin du tourisme, nous passons trois belles journees. Beaucoup de champs de mais ou de rizieres, tout le monde est arme d'une machette. Nous profitions de l'hospitalite des proprietaires d'un restaurant le premier jour, mais la chaleur ecrasante nous fait preferer une chambre d'hotel la deuxieme fois, un luxe bien merite apres pres d'un mois. Bien des surprises sur notre chemin: une portion d'asphalte refaite sous nos yeux sans aucune machine, un festival loocal magnifique avec des fillettes maquillees comme des poupees montant des chevaux danseurs, fstival dont nous devenons beintot les vedettes, en tant que Blancs, course de taureaux impressionnantes, hors saison. Nous denichons aussi une plage desertique de sable blanc et propre, ou l'eau est presque aussi chaude que l'air, mais en voulant repartir nous nous apercevons que la boite de direction est sur le point de se detacher: il faut un soudeur d'urgence! La reparation est vite faite des la premiere maison sur notre route, mais provisoire, et de retour a Surabaya, avec nos visas prolonges en poche, Filip se rend chez un garage VW pour mettre au point tout ca. Au passage il monte un petit ventilateur douze volts qui nous rendra la route bien plus supportable.
Nous repartons par Pasuruan, ou Joni l'ami d'Anto nous accueille et nous fait visiter son usine de bouteilles puis montons au volcan Bromo, l'incontournable et plus magnifique volcan de l'ile. Un petit souci cependant, la route est barree pour le dernier troncon, impossible d'aller contempler le lever de soleil avec notre propre vehicule, il faut payer une jeep ou une moto... Nous dormons donc a Wonokitri et Augusta monte a pied a 7h du matin les derniers kilometres, pour sde rendre compte qu'il n'ya en verite aucun obstacle, sauf pour traverser le cratere, ce que nous ne ferons pas. Nous longeons ensuite la cote nord-est de Jva, route terriblement encombree et chaude, bien que tout le monde nous l'ait conseillee, et arrivons au parc national Baluran, ou nous dormons pres de la plage assailli par des dizaines de singes qui nous volent le peu de nourriture que nous avions emporte avec nous. Une petite balade dans la jungle, puis une traversee de la savane artificelle ou quelques familles de cervides broutent paisiblement l'herbe brulee, et nous repartons vers Bali. La traversee est courte et voici une nouvelle ile a decouvrir...

vendredi 9 décembre 2011

De nouveau en combi


Jakarta, l'Indonesie nous ouvre ses bras.
Des l'aeroport, nous sommes traites comme des rois: Endra, ami VW rencontre a Badcamberg nous ramene jusqu'a un hotel, le lendemain nous nous gatons au Pasar modern puis passons une agreable soiree a
Carburator spring, le QG de Volkswagen Indonesia ou Elios danse au son de la guitare de reggae indonesien. Tres vite, nous quittons la megapole, avec un autre ami VW, Hari, jusqu'a la proche ville de Bandung. Plus en altitude, nous souffrons moins de la chaleur, et tandis que Filip passe son temps au Terror Garage du richissime Anto, Elios et moi sommes loges dans une famille musulmane avec deux garcons de 5 et 3 ans. Le vendredi matin, Filip revient avec une grande nouvelle: Anto achete un combi pour nous, un beau bay window de 1969, rarissime. Nous restons donc quelques jours pour mettre le vehicule au point, ceintures, lits, trouver un gps, un siege enfant. Nous voyons aussi le proche volcan et les grands magasins de mode, vivons quelques grosses averses de cette saison des pluies et puis c'est reparti.
La conduite en Indonesie n'est pas evidente: volant a droite, beaucoup de monde sur la route, beaucoup de scooters, une route pas tres large et des depassements sauvages en pagaille. Il y a aussi les bouchons, la chaleur et les virages en epingle et montees raides des routes de montagne. Le vendredi apres une rapide decouverte de l'ocean indien au sable noir et brulant, nous arrivons a Yogyakarta pour le meeting ''the eruption of Volkswagen''. Pres de 800 vehicules, dont certains jamais vus en Europe, des stands d'artisanat et jeux pour enfants, des concerts de musique moderne ou traditionnelle, et l'entree est gratuite! Pendant qu'Elios et moi nous joignons a la visite du volcan Merapi qui a explose en mai dernier, Filip se fait interviewer par un journal local. Il multiplie les contacts avec ceux qui partagent sa passion et recoit un trophee.
Apres le meeting, nous sommes invites chez l'un des organisateurs, Adelbert Purba.Encore une belle villa avec domestiques, et des cadeaux touchants: une echarpe traditionnelle de Sumatra, un regime entier de bananes, un petit ipad pour moitie de son prix d'achat.

A nous la celebrite!
Un petit detour s'impose par le temple Borobudur, le plus grand temple bouddhiste au monde, puis nous poursuivons vers l'est en gravissant les montagnes pour plus de fraicheur. Nous ne resistons pas non plus devant l'attrait des centres commerciaux climatises et pourvus d'aires de jeux sensationnelles. Le soir, nous cherchons un lieu tranquille pour dormir dans le combi, lorsque nous entendons: "Filip, is this your son Elios?" Eh oui, meme dans les petits villages, le journal avait publie notre photo en premiere page! Pendant ce temps-la, en France, le SuperVW mag publie notre recit des aventures de l'ete (Russie - Mongolie) sur 4 doubles pages.

Je ne parle plus Malang
En allant vers Malang, je manque de me faire agresser par un singe pres d'une chute d'eau, attire par le biberon d'Elios. Filip evite lui aussi bien des accidents, en sachant qu'il faut laisser la priorite absolue aux autocars qui roulent en plein milieu de la route. Nous arrivons enfin dans la villa de deux Polonais, et decidons de bannir le francais quelques jours. Avec David et Marcin, nous rencontrons bien du monde, Indonesiens et etrangers, avons la chance d'assister a un carnaval local. Le week-end, nous partons ensemble a la plage de Gowacina, inconnue par les touristes et quelques rearations se revelent necessaires sur le combi: de la fumee s'echape du tableau de bord et les phares ne marchent plus: apres une surcharge, toutes les ampoules ont saute! Une fois prets a repartir, nous entrons en relation avec un Danois installe lui aussi a Malang et qui a un projet d'ecovillage: quelle trange rencontre: un bourlingueur ecolo fanatique et musulman avec 8 enfants et pleins de cordes a son arc!

Ca tombait plutot bien
Nous passons la nuit pres du bureau d'immigration de Surabaya pour y faire prolonger nos visas. Au matin, je pars retirer de l'argent pendant que les mecs se preparent tranquillement. Le distriuteur de billets le plus proche se trouve a l'hopital pour enfants. En sortant, je vois venir vers moi Filip qui porte Elios en pleurs: bonhomme a fait une belle chute depuis l'arriere du combi et nous partons aux urgences pour un controle! Tout va bien, nous restons dans les parages un moment puis retrouvons notre hote CS Eric, puis sa famille avec deux petits garci\ons de 2 ans et 7 mois.

mardi 15 novembre 2011

Vietnam - Sud

Il pleuvait, a Danang, la derniere fois que j'ai ecrit, et il a plu sans discontinuer pendant plus de 24h, jusqu'a ce que la riviere sorte de son lit, que le niveau de l'eau monte dans les rues, et que les taxis et scooters arretent de fonctionner. Nous devioons prendre uin traind enuit, mais il n'est pas arrive, et nous sommes restes coinces dans la gare apres avoir traverse une rue les sacs au dos et bebe dans les bras, de l'eau jusqu'a mi-cuisse sous des cordes!
Nous ommes donc restes deux jours de plus dans cette ville, le temps que tout revienne en ordre, le temps de visiter la ville touristique et jolie de Hoi An, de racheter un telephone et de laisser Elios jouer dans une salle de jeu avec piscine a balles pendant des heures et des heures.
L'etape suivante etait a la plage, a Nha Trang, et le soleil etait revenu. Belle plage avec des vagues et une descente rapide dans l'eau, du sable fin et propre. Pour l'internet, nous avons visite le bidonville en face d'un hotel 4etoiles, des enfants s'amassaient autour de nous et repetaient les motys d'Elios, jouaient aux billes pieds nus dans les detritus, et Filip a mange sa boules de pate a la vapeur preferee. Un petit tour touristique en cyclo (rickshaw) pour voir un temple bouddhiste et une cathedrale, puisque les deux religions se cotoient etrangement ici, avec des eglises aux decorations peu communes et des bouddahs a l'allure de vierge Marie!
Ensuite une dure journee de bus, pour arriver a DaLat, on s'est fait bien des frayeurs avec un chauffeur qui accelerait autant qu'il pouvait en appuyant bien fort sur son clakson en arrivant en ville, dans les virages et dans l'obscurite.
A DaLat, nous avosn tout d'abord rencontre un couple d'Allemands retraites qui vient en bateau depuis une quinzaine d'annes et depuis 4 ans en Malaysie. Une journee chacun pour soi, maman s'est bien balladee et tatus a trouve 6 coccinelles dont il a regle les carburateurs: que du bonheur! Le jour d'apres, en scooter, nous avons parcouru librement les environs: une region charmante en verite.
Enfin Saigon, que du bruit, une chaleur etouffante, nous logions dans la rue des touristes et n'avons visite que l'aire de jeu du parc voisin, qu'Elios a beaucoup aime, et enfin, hier soir, 15 novembre, le petit bonhomme a pris l'avion pour la premiere fois, mais il etait plus occupe a regarder les magazines qu'a regarder par le hublot, le vol lui a ete assez indifferent je crois.
Nous sommes donc arrive par la terre en 4 mois jusqu'a Saigon et maintenant, apres un saut au-dessus de la mer, nous voici en Indonesie, a Jakarta!

dimanche 6 novembre 2011

Vietnam - le Nord

Nous n'avons que 15 jours pour atteindre Saigon, mais la premiere journee, nous nous trompons de bus et ne trouvons pas la frontiere! Au lieu de ca, on nous amene encore a une plage magnifique...
Mais on finit par y arriver, on traverse le pont de Dongxing a Mong Cai et on se rejouit d'etre sortis de Chine sans avoir perdu notre garcon!
Le Vietnam nous seduit d'emblee: sa vegetation luxuriante, ses cafes a terrasses avec meme du cacao, ses maisons mitoyennes a deux etages avec balcons coquets et terrasses. Tout est un peu plus pauvre et delabre qu'en Chine, et la communication n'est pas plus facile, mais plus de monde parle anglais.
Le premier bus est a couchettes, super confort. A Hai Phong, nous avons eu la chanced'etre invites a un anniversaire, dans un petit appartement qui grouillait de monde.
Elios a prouve qu'il n'etait plus un bebe: le biberon etait perdu, et depuis quelques mois, il semblait tellement accroc a sa routine de bibi-menton, mais il a compris, n'a pas trop pleure, a dormi sans pendant deux jours sans probleme, jusqu'a ce qu'on lui en redonne  un car il fait tellement chaud qu'on a peur qu'il se deshydrate en ne buvant que de toutes petites gorgees au verre ou a la bouteille, ou en sirotant de petites briques de lait a la paille.
Nous sommes descendus ensuite a Thanh Hoa et SamSon, pour passer encore deux jours sur la plage avec cette fois de vrais baignades. Ca a ete l'occasion de gouter de succulents fruits de mer, dont un crabe (le premier pour Filip). On a trouve un rickshaw, et on s'appretait a partir quelques jours avec a un rythme tranquille vers le Sud, mais au moment de conclure la transaction, le vendeur avait revu son prix largement a la hausse.
Nous avons donc pris le train de nuit et nous voici a Danang, troisieme ville du pays, sous des trombes d'eau.

Province du Guangxi

Nos plans se precisent pour la suite: nous voulons aller en Indonesie assez vite pour racheter un combi et visiter deux meetings VW. La Chine commence d'ailleurs a nous lasser. On profite donc d'une chambre avec internet a Wuzhou pour faire les recherches necessaires et acheter un billet d'avion Saigon-Jakarta pour le 15 novembre.
Nous ne verrons donc pas le Yunnan et le Sichuan cette fois mais passerons encore quelques jours dans le Guangxi, qui est aussi une province magnifique.
Les bus longent une riviere, et des montagnes en forme de canines semblent sortir du sol. Nous n'arrivons pas a croire que nous nous trouvons au milieu de ces sites que nous avions vus sur des photos a Montfort, dans un livre prete par notre voisine. Nous restons quelques jours dans ce paysages de reve, a Yangshuo, ou nous louons un tandem pour faire des tours dans la campagne. A cette occasion, une jeune femme qui travaille en agence de tourisme nous apprend qu'il nous faudra avoir notre visa avant d'entrer au Vietnam. C'est un peu dans la panique que nous nous rendons donc a Nanning apres avoir passe une soiree a enseigner dans une ecole d'anglais.
La capitale de la province ne presente pas d'interet, nous choisissons un hostel de voyageurs, pour partager un peu nos experiences avec des Blancs, puis pendant que le consulat prepare nos visas, nous restons tout le week-end en bord de mer, logeant a Fanchengang. Elios adore la plage, dessiner dans le sable avec des coquillages pointus, et il trouve une copine de 12 ans, Hojahuj, qui prend soin de lui comme une petite maman. Pour Filip, c'est la premiere fois qu'il voit l'ocean pacifique. Et moi, je me relaxe, ca fait du bien!

le Guangdong: Canton et Zhaoqing

Un train de nuit memorable: on n'avait pas voulu me vendre le train directpour Zhaoqing, cara ce que j'avais comprios, il n'y avait plus de couchette. J'etais donc persuadee que dans celui que j'avais pris, nous aurions droit a des places couchees: mais non! Une place assise par personne, pas plus, de la lumiere jusqu'a 1h du mat, bref, une nuit presque completement blanche. Par dessus le marche, en arrivant a la sortie de la gare, l'employee ne veut pas nous laisser sortir car nous avons perdu notre billet: Filip est donc oblige de repartir le chercher dans le train, et heureusement il le trouve. A Canton, nous nous offrons un petit dej chez Starbucks Coffee. Le cafe a 4 euros fait mal mais le confort est bien merite. On y rencontre un Polonais en costard qui vit a Shanghai, et on observe les Blancs qui entrent et la vie qui continue derriere la vitrine. Canton nous apparait beaucoup moins moderne quie Pekin et Shanghai, les ponts sont recouverts de plantes grimpantes, les immeubles semblent vieux d'une quarantaine d'annees.
A Zhaoqing, quelques kilometres a l'ouest, nous passons deux nuits. La ville dont nous ne savions rien se revele tres charmante grace a ses lacs et ses montagnes: c'est le lieu de villegiature des Cantonais et des Hong-Kongais. Nous passons du temps avec un ancien professeur de Qi Gong reconverti au Yoga: une personne assez unique en son genre.

Province du Fujian

Nous choisissons une ville au hasard sur la carte en direction du Sud, attrapons un train et nous voici a Ningde. Un trajet entier a regarder des films et a rattraper notre retard sur les derniers Walt Disney/Pixar. Nous sommes accostes a la gare: "Welcome to Ningde!" Tony est Cubain et enseigne l’espagnol a l’universite, Freddy est Americain-Chinois et enseigne l’anglais: ils nous accompagnent jusqu’a la ville, nous font entrer dans l’ecole d’anglais le temps de trouver pour nous un hotel a un prix convenable, Elios farfouille dans la bibliotheque et oublie qu’il est tard et qu’il a faim. Suit un diner des plus marquants: nous avons envie de poisson, on nous montre un poisson, environ 80 cm de long, vivant, sorti de l’aquarium, et quelques minutes plus trd il est decoupe et mis a bouillir sous nos yeux dans un bouillon dont nous repechons la tete, la queue, et des morceaux assez delicieux. Le lendemain, balade en montagne: ca grimpe raide, et la vegetation est enfin celle du Sud, et le bruit est celui de la jungle, des grillons assourdissants, au lieu des bruits de ville auxquels nous etions habitues. Nous traversons ensuite Xiamen, passons une nuit a Longyan, la capitale de la cacahuete et arrivons a Yongding, petite ville recommandee par Sabrina de Pekin. Ici nous visitons d'anciennes demeures du XVIII-XIXe s., en argile et en bois, de forme ronde. Les petits bus locaux que nous prenons pour traverser la campagne sont de plus en plus pittoresques et delabres.